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[Critique cinéma] Annabelle de John R. Leonetti

Annabelle pointe le bout de son nez un peu plus d’un an après le succès de The Conjuring : les dossiers Warren. En à peine 5 minutes de présence à l’écran, la poupée avait réussi à nous traumatiser. Mais 14 mois, avouons-le, c’est assez court pour peaufiner un scénario. Alors, face à ce court délai, Annabelle arrive-t-elle à renouveler l’exploit dans ce film de John R. Leonetti ?

John Form est certain d’avoir déniché le cadeau de ses rêves pour sa femme Mia, qui attend un enfant. Il s’agit d’une poupée ancienne, très rare, habillée dans une robe de mariée d’un blanc immaculé. Mais Mia, d’abord ravie par son cadeau, va vite déchanter.
Une nuit, les membres d’une secte satanique s’introduisent dans leur maison et agressent sauvagement le couple, paniqué. Et ils ne se contentent pas de faire couler le sang et de semer la terreur – ils donnent vie à une créature monstrueuse, pire encore que leurs sinistres méfaits, permettant aux âmes damnées de revenir sur Terre : Annabelle…

   
Chaque mal a une origine… ou presque

L’intérêt de faire ce préquel est de revenir sur la naissance d’une des plus terrifiantes poupées du XXIe siècle. Qui est donc cette Annabelle et pourquoi se retrouve telle aujourd’hui abritée dans un occulte musée du Connecticut, enfermée dans sa vitrine, où seul un prêtre vient la voir deux fois par mois pour la bénir ? (Détail 100% véridique, Céline Online vous racontez déjà la véritable histoire ici). Mais en voyant le film, la certitude s’impose : Annabelle sort sur nos écrans aussi rapidement car la Warner surfe sur le succès de The Conjuring. Alors obligatoirement, c’est plein de défauts. Cette rapidité de mise en chantier est regrettable car les fans de la poupée auraient probablement préféré attendre un petit peu plus pour gagner en qualité. Vous y trouverez un peu de secte, un peu de démon mais pas vraiment de poupée flippante. Et oui, aussi bizarre et décevant que cela puisse être, le jouet en porcelaine n’est finalement qu’un simple prétexte à la réalisation de cet opus. Marketing quand tu nous tiens…

Céline Online_Annabelle_Annabelle Wallis est Mia

Sans surprise donc, Annabelle ne réinvente rien. Malgré de très beaux hommages à l’Exorciste et Rosemary’s baby (aussi bien pour le film que pour la vie privée de Polanski), l’intrigue est plate de chez plate, jusqu’à la dernière minute du film. John R. Leonetti joue sur tous les meilleurs codes du genre (grincements, apparitions, musique…) pour nous procurer de sacrés sursauts… sans pour autant réussir à enlever cette déception. Pourquoi ; oh pourquoi, faire un film qui s’appelle Annabelle si ce n’est pas pour parler d’Annabelle ?!

Une fois cette désillusion passée, nous pouvons pleinement apprécier le film. Certes prendre du recul n’est pas simple, mais Annabelle n’est pas un mauvais film d’horreur en soi.

Oui, Céline Online va répondre à la question que vous devez tous vous poser : Annabelle fait peur ! Sans comparaison à The Conjuring, certaines scènes du long métrage sont extrêmement efficaces (Céline Online frissonne encore de l’apparition de cette petite fille…) et risquent de pimenter vos cauchemars un petit bout de temps. John R. Leonetti réussi un très beau travail sur les ambiances (lumières, cadrage…) ; notamment cette sublime scène se déroulant dans une cave. Une qualité pas vraiment étonnante puisque le réalisateur n’est autre que la directeur de la photographie de The Conjuring.

Céline Online_Annabelle_ambiance

Et puis, Annabelle reste Annabelle. La poupée n’a pas besoin de faire grand chose pour nous filer la chair de poule. Notre seule crainte : la voir s’animer ! Annabelle Wallis (Mia) et Ward Horton (John) réussissent à faire du jouet un personnage à part entière, vivant et effrayant. Performance en partie possible grâce à l’alchimie qui émane du couple d’acteur.

Vous l’aurez donc compris, Annabelle est un honnête divertissement qui tombe à point nommé en période d’Halloween (hasard, vous avez dit hasard ?). Préparez-vous à frissonner, à détourner le regard de l’écran, à rire nerveusement, bref, à mettre vos nerfs à contribution durant 90 minutes car Annabelle n’a pas fini de venir vous hanter…

Céline Online_Annabelle_affiche 
Titre original : Annabelle

Sortie cinéma : 08/10/2014

Réalisé par : John R. Leonetti

Durée : 1 h 38

Avec: Annabelle Wallis, Ward Horton, Alfre Woodard, Eric Ladin, Tony Amendola…

Plus d’informations sur la page Facebook officielle 

     

     

Céline Online_Annabelle_La poupée

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4 p'tits mots doux

  1. J’ai vraiment envie de le voir celui-ci comme tu dis parfait pour Halloween, la BA m’a fait vraiment très très très peur !

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