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[Critique cinéma] Sublimes créatures de Richard LaGravenese

Sublimes créatures sort en salles le 27 février prochain. Adapté du livre fantastique 16 Lunes, méfiez-vous de ses faux airs de Twilight et autres Hunger Games. Alors, Sublimes créatures serait-il une exception  dans le paysage cinématographique du « Young adult » ? Explications.

Ethan Wate, un jeune lycéen, mène une existence ennuyeuse dans une petite ville du sud des États-Unis… quand un  jour, des phénomènes inexplicables se produisent, coïncidant étrangement avec l’arrivée d’une nouvelle élève : Léna Duchannes. Ethan est étrangement intrigué par cette mystérieuse jeune fille et se rapproche d’elle malgré la suspicion et l’antipathie du reste de la ville envers elle. Il découvre que Léna est une enchanteresse, un être doué de pouvoirs surnaturels et dont la famille cache un terrible secret. Un secret qui va les conduire à devoir faire face à une grande épreuve : comme tous ceux de sa famille, Léna saura à ses seize ans si elle est vouée aux forces bénéfiques de la lumière ou à la puissance maléfique des ténèbres… Leur histoire pourra t’elle y survive ?

Pour commencer, pourquoi, au grand pourquoi, SND qui distribue Sublimes créatures en France, s’est amusé à mettre sur toutes les affiches promotionnelles du film : « Vous avez aimé Twilight, vous allez adorer Sublimes créatures» ? Non parce que d’une, la comparaison est loin d’être flatteuse, et de deux, il n’y a aucun vampire, aucun loup-garou et aucun triangle amoureux. A part le fait que Sublimes créatures soit l’adaptation d’un roman de littérature fantastique pour jeunes adultes, pour Céline Online, le parallèle s’arrête là.

Sublimes créatures, d’après le roman 16 Lunes

Sublimes créatures est l’adaptation du premier tome de la saga éponyme écrite par Kami Garcia et Margaret Stohl et qui compte quatre livres : 16 Lunes, 17 Lunes, 18 Lunes et 19 Lunes. L’univers de 16 lunes est captivant, tout comme ses personnages et leurs intrigues. Une fois la lecture du livre commencé, dur dur, de s’arrêter. Autant de choses qui font que Céline Online attendait une adaptation cinématographique à la hauteur de ses espérances …

C’est pleine de déception que Céline Online vous dit cela, mais il y a un fait indéniable avec Sublimes Créatures, c’est une très mauvaise adaptation cinématographique ! Aie, aie, aie, attention, ça pique les yeux. Soyons franc, il est préférable de voir Sublimes créatures comme un film à part entière et non comme une adaptation. Il manque beaucoup trop d’éléments primordiaux de 16 lunes. Le livre possède un univers extrêmement riche que le réalisateur, Richard LaGravenese, n’a malheureusement pas su retranscrire en image. Ou alors, c’est bâclé. L’exemple le plus flagrant pourrait être la connexion entre Ethan et Léna.
Mais parlons du film sans prendre en compte son passé littéraire.

Sublimes créatures, un film scindé en deux

La première heure de Sublimes créatures est un délice d’humour. C’est drôle et surtout, c’est voulu ! L’intrigue qui se met en place se veut captivante. Aucun temps-mort sur ce film traitant en toute simplicité du passage à l’âge adulte. Evidemment la thématique de la force de l’amour est primordiale : les sentiments entre Lena et Ethan pourront-ils vaincre les obstacles qui se dressent devant eux ?  Mais la vraie question que se pose Sublimes Créatures, derrière ses airs de Teen movie, est bien de savoir si l’on peut choisir son destin. Enfin, et il faut le noter, les scènes critiques de la religion et du conservatisme sont hallucinantes d’ironie.

Mais voilà, alors que nous commencions à nous dire que Sublimes Créatures est une vraie bonne surprise, le film déraille complètement… La deuxième moitié est tout simplement bâclée. Que s’est-il passé ? Mystère. A croire que deux réalisateurs ont officié sur le film. Raccourcis mélangés à un montage douteux font que Sublimes créatures retombe comme un soufflé. La fin modifiée n’apporte rien à part de la longueur. Saupoudrez le tout avec des effets spéciaux cheaps et vous obtiendrez une belle déception.

Redorons tout de même le blason de Sublimes créatures. Les acteurs sont bien trouvés et leur jeu très juste. Alice Englert qui interprète Lena est pleine de fraicheur et son talent éclate quand le côté sombre de son personnage se libère. Mention spéciale à Alden Ehrenreich (Ethan), la vraie révélation du film. Le garçon est criblant de justesse et naturel. Jeremy Irons, Viola Davis, Emmy Rossum, Emma Thompson et Thomas Mann brillent également par leurs prestations.

Céline Online_Sublimes créatures_Alden Ehrenreich est Ethan Wate

 Céline Online_Sublimes créatures_Emmy Rossum est Ridley DuchannesCéline Online_Sublimes créatures_Jeremy Irons est Macon RavenwoodCéline Online_Sublimes créatures_Viola Davis est AmmaCéline Online_Sublimes créatures_Emma Thompson est Sarafine Céline Online_Sublimes créatures_Alice Englert est Lena Duchannes Céline Online_Sublimes créatures_Zoey Deutch est Emily Céline Online_Sublimes créatures_Ethan et Lena

           

         

Finalement, Céline Online se retrouve comme l’héroïne de Sublimes créatures, partagée entre la lumière et les ténèbres. Dur de choisir entre une mauvaise adaptation et un film de bonne facture. Un seul conseil, ne lisez surtout pas le livre avant d’aller vous plonger dans les salles obscures !
Quoi qu’il en soit, Céline Online a comme une envie de conclure par un « vivement la suite ».

       

Céline Online_Sublimes créatures_afficheTitre originalBeautiful creatures

Réalisation : Richard LaGravenese

Sortie cinéma française : 27/02/2013

Durée : 2 heures 04

Avec : Alice Englert, Alden Ehrenreich, Jeremy Irons, Viola Davis, Emmy Rossum, Emma Thompson et Thomas Mann

Sublimes créatures sur internetSite officiel Facebook français officielTwitter officiel

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4 p'tits mots doux

  1. Je ne suis pas sûre d’aller voir la suite parce que je me suis trouvée un peu trop vieille pour réellement accrocher (et pourtant, je suis bon public en ce qui concerne les films pour jeunes publics). Sauf peut-être si l’accent est mis sur les bons côtés du film qui sont avérés (l’humour, les références littéraires…) et qu’un effort est fait sur les faiblesses (effets spéciaux kitch, un peu trop de clichés).

  2. Oh et j’oubliais : la petite Alice Englert, j’ai hâte de la voir dans d’autres films !

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