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Domina de L.S Hilton : un tableau sexy et violent

Domina est la suite direct de Maestra, le best-seller et premier roman de L.S Hilton. Caractérisé comme un thriller noir et érotique, je m’étais laissé tenter, attirée par sa quatrième de couverture racoleuse avec son : « Traduit dans 35 pays et déjà en cours d’adaptation par la productrice de Millénium et la scénariste de la Fille du train ». Et je dois avouer que j’avais carrément accroché aussi bien à l’histoire qu’au style de l’autrice. Alors j’ai un peu, beaucoup, sauté sur Domina dès que je l’ai reçu, abandonnant sans aucun scrupule ma lecture en cours.
       

Judith Rashleigh mène une vie de luxe à Venise. Jusqu’au jour où son passé remonte à la surface et menace de tout faire s’écrouler. Quelqu’un connaît ses crimes et tente de la faire chanter. Pour acheter son silence, elle doit retrouver une œuvre d’art mythique. Mais elle n’est pas la seule sur le coup… Cette fois-ci, Judith n’a plus aucun contrôle. Surpassée et manipulée, démunie et vulnérable, elle va devoir affronter le plus redoutable des ennemis. Et si elle ne gagne pas cette bataille, elle n’en sortira pas vivante.

J’ai retrouvé tout ce que j’avais aimé dans Maestra et même plus encore.

Quel plaisir de revoir Judith aux quatre coins de l’Europe… Ou devrais-je dire Elisabeth ?! Car pour survivre à son passé, elle va devoir s’en créer un nouveau. Mais si les souvenirs changent, le personnage lui est toujours le même : une héroïne qui assume sa féminité et sa sexualité. Elle est intelligente, réfléchie, mais surtout un poil barjo et équipée d’une bonne paire de couilles. Du coup, elle n’a pas le temps pour une romance, et ça, j’aime ! Son objectif est de réussir à s’en sortir, quitte à écraser tout ce qui se trouve sur son chemin. Point.
Dit comme ça, le personnage de Judith pourrait choquer mais je l’apprécie car finalement, elle représente la part d’ombre de beaucoup d’entre nous, et son courage (ou sa détermination…) semble sans limite. Alors oui, il arrive pas mal de complications à notre héroïne. Dans ce deuxième tome, Judith va se remettre en question. Elle va nous montrer une facette d’elle assez vulnérable, pour finalement s’ouvrir et nous livrer des éléments de son véritable passé. Et l’air de rien, nous comprenons comment Judith est devenue Elisabeth.

Impossible de parle de Domina sans s’attarder deux minutes sur l’écriture de L.S Hilton qui est incroyablement esthétique. Chaque scène est décrite avec tellement de précision. Les mots sont des coups de pinceau. Et L.S Hilton le peintre minutieux de cette toile. A certain moment, je m’imaginais des tableaux de Hooper, imaginant Judith en femme fatale, héroïne vénéneuse d’un film noir hollywoodien.
Si comme moi vous êtes amatrice d’art, ce roman respire la passion de l’auteur pour le sujet. L.S Hilton a étudié l’histoire de l’art à Paris et à Florence. Quand elle nous parle d’un tableau ou d’une ville, nous avons l’impression d’y être et de voir l’œuvre devant nos yeux, de pouvoir toucher la peinture séchée sur la toile. C’est pointu. Un vrai bonheur.
D’ailleurs, je suis assez outrée de lire que Domina et Maestra sont considérés comme des romans dans la lignée des 50 nuances. Oui il y a de l’érotisme, mais rien de superficiel ou de vulgaire. Dans Domina, il doit y avoir trois ou quatre scènes mais qui sont toutes justifiées et très bien écrites. Alors bon, pour la comparaison, vous repasserez.

Mais ce que j’ai adoré par-dessus tout, c’est l’intégration à l’intrigue de mon peintre favori : Michelangelo Merisi da Caravaggio, dit, Le Caravage. Le seul et l’unique artiste qui est capable de m’hypnotiser, de m’éblouir, de me faire frissonner ou pleurer avec ses toiles remplies d’un naturalisme violent et dramatique. Je me souviens encore la passion avec laquelle j’ai vu mon premier Caravage : La mort de la vierge au Louvre.
Bref, comprenez l’excitation qui s’est emparée de moi quand j’ai compris que l’intrigue de Domina tournerait autour d’un dessin retrouvé du Caravage (je me demande si L.S Hilton s’est inspiré du tableau retrouvé dans un grenier Toulousain en 2016, qui serait identifiée comme un Caravage ?).
       

Alors oui, Domina n’est pas le thriller du siècle mais ça n’empêche qu’il reste passionnant. L’intrigue reste plutôt simple avec un ou deux rebondissements mais c’est tout ce qu’il y a autour, la façon dont L.S Hilton construit sa toile pour en faire un roman vraiment particulier avec des meurtres, du sexe et de l’art. Un mélange qui pour moi fonctionne… Et j’en redemande !

 

Domina de L.S Hilton - La Bête noire (Robert Laffont)

Domina
De L.S Hilton
Traduit par Laure Manceau
La Bête noire (Robert Laffont)
Sortie le 18 mai 2017
384 pages – 18 € 90
Existe aussi au format numérique

Ce livre m’a été envoyé par la maison d’édition contre rémunération.
La prestation comprenait un post Instagram, Twitter et Facebook.
J’ai décidé d’en faire également un article pour vous partager mon avis sincère.

           

Avant de vous plonger dans Domina, je vous offre 1 exemplaire de de Maestra, le 1er tome de la saga de L.S Hilton. Direction Twitter !

Et le gagnant est @Pikobooks ! Félicitations et bonne lecture =)

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Un p'tit mot doux

  1. Je n’avais vraiment pas accroché à Maestra, alors je ne lirai pas la suite, c’est certain.
    C’est plutôt marrant, parce que même si Judith est clairement un personnage intéressant, je n’ai pas réussi ni à m’y attacher, ni à m’y identifier (bon, ça c’est pas plus mal tu me diras…). Et pour le coup, sans comparer du tout à 50 shades (j’ai aussi trouvé que c’était un peu gros), les scènes de fesses dans le premier tome tombaient comme un cheveu sur la soupe et m’avaient assez dérangées (pourtant, j’ai lu des trucs bien plus corsés dans le genre). Et surtout, pour le côté thriller, j’étais restée sur ma faim alors que c’était la raison de ma lecture au départ.
    Bref, sans moi pour celui-ci ! Tant pis pour le côté art / peintures qui était par contre très bien fichu.

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