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Don’t Breathe de Fede Alvarez : à couper le souffle !

Moi j’suis comme ça, j’suis une ouf : quand j’ai envie de me faire un petit film tranquillou pour quatre heure avec mon Nesquik, je me lance Don’t Breathe. Et ouais, même pas peur d’abord ! Faut croire que j’avais envie de sensations fortes. Et je dois avouer que, cramponnée à ma tasse, j’ai été plutôt bien servie.
           

Pour échapper à la violence de sa mère et sauver sa jeune sœur d’une existence sans avenir, Rocky est prête à tout. Avec ses amis Alex et Money, elle a déjà commis quelques cambriolages, mais rien qui leur rapporte assez pour enfin quitter Détroit. Lorsque le trio entend parler d’un aveugle qui vit en solitaire et garde chez lui une petite fortune, ils préparent ce qu’ils pensent être leur ultime coup. Mais leur victime va se révéler bien plus effrayante, et surtout bien plus dangereuse que ce à quoi ils s’attendaient…


Don’t Breathe
est réalisé par Fédé Alvarez. Si ce nom ne vous dit rien, pour moi, il est clairement signe de qualité. Pour les connaisseurs, c’est ce monsieur qui, pour son premier film, avait réalisé le (très bon) remake d’Evil Dead. Et je le dit d’entrée de jeu, Don’t Breathe continue sur cette lancée de qualité.

Je ne le classerais pas forcément Don’t Breathe dans la catégorie horreur mais plutôt en thriller. Le film ne fait pas peur à proprement parler mais par contre, quelle tension ! Le suspense ne faiblit jamais, allant de rebondissement en rebondissement. Moi aussi, je me suis retrouvée aveugle, dans l’incapacité de deviner où le film voulait m’amener. J’ai vraiment été surprise par la tournure que prend l’intrigue. C’est simple, jusqu’au dernier moment, tout peut changer. Qui est la victime ? Qui est l’agresseur ? Qui va gagner ? Impossible de reprendre son souffle avant le générique de fin.

Ne vous attendez pas non plus à voir une goutte de sang. Ici, nous sommes dans le film de genre et non dans le gore. La réalisation est soignée, tout comme l’image et le son. L’ensemble révèle même un petit côté malsain… Particulièrement lors d’une scène avec une pipette. Croyez-moi, je ne faisais pas ma maline à ce moment-là dans mon canapé !

Don't Breathe_La Maison des ténèbres_De Fede Alvarez_Avec Daniel Zovatto, Dylan Minnette et Jane Levy

       
Mais revenons un peu sur l’aspect le plus important de Don’t Breathe : la cécité. Fédé Alvarez joue beaucoup dessus. Le propriétaire ne voit pas mais il entend. Il ne faut donc pas faire de bruit. Une traduction qui se retrouve évidemment dans l’attitude du trio cambrioleur mais également dans les intentions de réalisation. Il n’y a quasiment pas de dialogue, pas de jump scare et très peu de luminosité. De quoi créer une tension et un univers très étrange, très original.

Enfin, le casting est impeccable. Stephen Lang (Avatar) est absolument parfait et captivant. Jane Levy (déjà dans le premier film du réalisateur, Evil Dead), Dylan Minnette (Chair de Poule) et Daniel Zovatto (It Follows) sont un peu dans l’ombre face à cette prestation mais s’en sortent avec beaucoup de talent et nous convainquent dans leur rôle de paumés. Il faut dire que le scénario ne les met pas forcément en avant, avec des choix illogiques et irréfléchis. Heureusement, la force de ce huis-clos permet de faire abstraction de ce petit défaut pour nous plonger pleinement dans ce jeu oppressant du chat et de la souris.

 
          
J’attendais beaucoup du deuxième long-métrage de Fede Alvarez et je n’ai pas été déçue. Don’t Breathe se démarque de tous ces thrillers horrifiques qui sortent à la pelle au cinéma (Dans le noir & co). Si vous ne devez en garder qu’un pour une soirée tendue comme un string, faites-moi confiance, c’est celui-là ! Et face à tant de qualité, je ne peux que conclure ce post qu’en écrivant : à quand le prochain film ?!

 

Don't Breathe_La Maison des ténèbres_De Fede Alvarez_affiche

Don’t Breathe
Interdit aux moins de 16 ans
Réalisé par : Fede Alvarez
Sortie le 5 octobre 2016 (dvd : 15/02/2017)
Durée : 1 h 28
Avec : Stephen Lang, Jane Levy, Dylan Minnette, Daniel Zovatto…

Page Facebook française de Don’t Breathe

 

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  1. Je l’ai beaucoup aimé aussi (deux ou trois sursauts bien violents, cramponnée à ma couette ahah), mais je me suis toujours demandée « pourquoi cette affiche ? » On dirait que ça annonce un film d’horreur fantastique, ‘fin j’veux dire c’est juste à 10 000 lieux de représenter le film lui-même quoi…

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