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[Critique cinema] Edge of Tomorrow : Full metal bitch !

En ce jour de commémoration du 6 juin 1944, vous avez deux possibilités : regarder votre Tv à base de têtes couronnées et de chefs d’Etat ou alors, faire un tout autre voyage en Normandie, en compagnie de Tom Cruise et Emily Blunt. Et si, pour notre plus grand plaisir, nous laissions ces américains débarquer une nouvelle fois ?

Dans un futur proche, des hordes d’extraterrestres ont livré une bataille acharnée contre la Terre et semblent désormais invincibles: aucune armée au monde n’a réussi à les vaincre. Le commandant William Cage (Tom Cruise), qui n’a jamais combattu de sa vie, est envoyé, sans la moindre explication, dans ce qui ressemble à une mission-suicide. Il meurt en l’espace de quelques minutes et se retrouve projeté dans une boucle temporelle, condamné à revivre le même combat et à mourir de nouveau indéfiniment… Mais à chaque salve, Cage gagne en force et en agilité pour affronter ses adversaires, aux côtés de Rita Vrataski (Emily Blunt), agent des Forces Spéciales. Tandis que Cage et Rita affrontent ensemble les extraterrestres, ils découvrent, au fil des combats qui s’enchaînent, les moyens d’anéantir les envahisseurs…

     
Film ou jeu vidéo ?

Aucun des deux. Aussi surprenant que cela puisse paraître, Edge of Tomorrow est sorti tout droit de l’imagination du livre d’Hiroshi Sakuraka : All you need is kill.

Avec son accroche « Vivre. Mourir. Recommencer », Edge of Tomorrow reprend du jeu vidéo le principe de base  « Same player, shoot again » (Même joueur, joue encore). Mais des films qui répètent sans cesse la même journée, rien de nouveau et avouons-le, c’est même plutôt ennuyant. Croisement hybride entre Un jour sans fin et Starship trooper, Edge of Tomorrow se démarque. La réalisation maline de Doug Liman (La Mémoire dans la peau, Mr. et Mrs. Smith) fait des merveilles. Le film est gagné par un rythme nerveux et sans temps mort. Répétitions, oui, mais sans ennui s’il vous plait ! Pendant presque deux heures, vous assisterez à un déversement d’action non-stop, de scènes de combats spectaculaires et surtout, à la grande surprise de Céline Online, de l’humour, beaucoup d’humour.
           

Céline Online_Edge of Tomorrow_Rita Vrataski : Full metal bitch

L’histoire d’Edge of Tomorrow pourrait se résumer à « Tom Cruise doit, une nouvelle fois, sauver le Monde ». Elle pourrait mais elle ne le fait pas. Son personnage, le commandant William Cage, est complétement inexpérimenté et n’a pas du tout la stature pour combattre. Nous prenons un sérieux plaisir à regarder l’acteur dans son rôle d’anti-héros se faire massacrer. Mais notre vrai plaisir (jouissance ?) ultime viendra avec Emily Blunt, so Badass, pulvérisant du mimic à tour de bras. L’échange fonctionne à merveille et Blunt prouve qu’elle aurait pu incarner à merveille – voir même bien mieux que la Scarlett – la veuve noir de Marvel. Femme forte et sans scrupule, elle campe le mentor sexy de Tom Cruise, celle qui lui apprendra tout et l’entrainera jusqu’à la perfection. Le duo porte le film à lui tout seul et les rôles secondaires, sans être mauvais, s’efface pour mieux mettre en valeur les principaux.
        

Céline Online_Edge of Tomorrow_Emily Blunt est Rita Vrataski

Céline Online_Edge of Tomorrow_Emily Blunt et Tom Cruise

       

          
Le scénario fonctionne et est, grand merci, logique du début à la fin. Pas de twist final ou du retournement de cerveau insupportable à la Inception.
     

Un film sans défauts ?

Par principe, la perfection n’existe pas. Céline Online avoue, avec beaucoup de surprise, qu’Edge of Tomorrow n’en est pourtant pas loin. Quelques petits bémols toutefois. La 3D, encore et toujours, qui n’apporte absolument rien (à part vous trouver une bonne excuse pour revoir le film une deuxième fois mais en 2D). Mais surtout, honte à vous peuple international, vous avez osez placer Ljubljana en Croatie (à voir au début du film, un peu après Flamby Hollande). Il serait peut-être bon de réviser votre géographie européenne…
       

Edge of Tomorrow s’avère être un peu plus que le blockbuster de ce début d’été et vaut clairement le déplacement, et pas qu’une fois ! Le film sort du lot grâce au développement de son propre univers : exosquelettes, mimics… Un ensemble que Céline Online aimerait justement bien retrouver dans un jeu-vidéo. Avis à la Warner…

   

Céline Online_Edge of Tomorrow_afficheTitre original : Edge of Tomorrow

Réalisé par : Doug Liman

Durée : 1 h 50

Avec: Tom Cruise, Emily Blunt, Bill Paxton, Brendan Gleeson, Charlotte Riley, …

Petit bonus : A défaut de jeu, vous  pouvez tester l’expérience http://eot360.com/ qui vous plonge dans la peau du Colonel Cage.
Votre objectif, exterminer tous les mimics.

Ça devrait te plaire !

Happy Birthdead_Christopher Landon_bandeau (Céline Online)

Happy Birthdead : une sacrée dose d’horreur et d’humour

Happy Birthdead de Christopher Landon est un film complètement décomplexé qui nous fait passer un bon petit moment divertissant et 100 % série B assumé. Et ça, j'aime !!

4 p'tits mots doux

  1. Un bon film SF-Steampunk-guerre. S’il est bien monté, et proprement réalisé, on ne peut s’empecher de faire le parallèle ‘évident’ d’avec « Un jour sans fin » avec Bill Murray dans le rôle titre.

    J’aime bien les allers-retours dans le temps, l’anticipation, le thème est vu, mais bien traité. Ce film fait également penser à « Source Code » avec Jake Gyllenhaal, notamment sur la fin -parachutée selon Matthieu. Les Exosquelettes sont pas mal, mais encore une fois, c’est vu… Un peu pompé (Matrix Révolutions, Avatar, Elysium). Et même dans les scènes de guerre (Soldat Ryan, le débarquement et aussi Starship Troopers). Mais l’intérêt c’est le personnage de Tom Cruise, qui ne nous fait pas le classique super-soldat, ou le mec trop skill, non là c’est un gland, couard, qui prend de l’xp comme dans un jeu vidéo.
    L’aspect jeu vidéo, est-il un peu trop poussé? « Never got this far » Le système d’XP, de niveaux, de reset, de boss, et d’aliens à bousiller un peu partout… L’histoire tient debout quoiqu’il en soit. Emily Blunt aussi, bien que le concept de la bonasse guerrière aurait pu être un peu plus pimpé (Full Metal Bitch), surtout qu’elle a un super potentiel avec son epée à la Cloud (FF7). Mais oui, le duo fonctionne bien – heureusement il n’ya pas eu de kikoo-kiss, la mise en scène est bonne, Bill Paxton est marrant, par contre Brendan Gleeson nous avait habitué à mieux (le méchant de Troie, Kindom of Heaven, prof tordu dans Harry Gayotter)… Là il est minable. Bon ce qui est notable c’est que c’est un film d’alien ou les aliens sont vraiment secondaires… Y’a quand même un coté Space Marine / Dreadnought à leur Exos quand même. J’ai trouvé les mimics originaux pour le coup. Ca ressemblait pas à du connu.

    En résumé: un film qui reprend des multiples codes, dans des styles très différents, mais qui est proprement réalisé et donc réussi.

  2. Plutôt d’accord, le blockbuster réussi avant la vague de l’été. J’ai aussi eu la chance de tomber sur une séance en 2D, ayant vu le film tardivement !

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