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Fake, Fake, Fake de Zoë Beck

J’ai eu très peur en ouvrant Fake, Fake, Fake. J’ai découvert que la première édition du livre date de 2012. Et quatre ans quand on parle de réseaux sociaux, c’est une éternité. J’ai donc commencé ma lecture avec une petite appréhension.

Céline Online _ Fake Fake Fake de Zoë Beck, chez Milan Macadam

Un prénom pourri, des chaussures taille 49 : Edvard, 14 ans, pas un poil sur le torse, est mal parti pour séduire Constance. Alors, sur Facebook, il devient Jason, Américain en voyage scolaire. La belle croque à l’hameçon et en demande toujours plus. De mensonge en mensonge, la machine s’emballe…

Finalement, et c’est ma plus grosse déception, Fake, Fake, Fake de Zoë Beck, ne traite pas spécialement des réseaux sociaux. Le résumé est plutôt trompeur. En tout cas, je n’ai pas aimé l’angle que l’auteur  a choisi de prendre avec Facebook. Edvard  a créé un faux profil pour pouvoir espionner son béguin secret sur Facebook mais tout dérape et il est obligé de faire mourir Jason, son e-double. Une page de commémoration va alors être lancée, regroupant jusqu’à 400 000 fans. Ça part donc très loin et ça pourrait avoir d’énormes et très graves répercussions. Mais cette identité fictive ne va jamais rentrer en collision avec la réalité. Au contraire, ce mensonge n’apporte à Edvard que de bonnes choses. Je ne suis pas pour des livres moralisateurs mais pour le coup, celui-là montre clairement le mauvais exemple, surtout qu’il est destiné à de jeunes ados (12/13 ans). Visiblement, le danger des réseaux sociaux n’existe pas. Il n’y a aucune remise en question sur ce qu’Edvard a fait.

Mais si les réseaux sociaux ne sont clairement pas le sujet de Fake, Fake, Fake, beaucoup d’autres thèmes sont survolés dans ce journal intime : harcèlement scolaire, amitié, premiers amour, famille, convictions… J’ai trouvé que l’ensemble formait une jolie fresque sur la jeunesse. Les 218 pages correspondent à 2 mois de la vie d’Edvard. Une soixantaine de jours qui correspondent à CE moment. Celui où nous décidons de grandir et d’évoluer. Notre jeune héro va se remettre en question, changer son regard sur les petites choses de son quotidien afin de revoir ses priorités et ses idéaux. D’ailleurs, il ne sera pas le seul. J’ai beaucoup apprécié le parallèle avec sa mère.

Zoë Beck a su nous proposer une belle galerie de personnages haut en couleurs. Les parents d’Edvard, des d’anticapitalistes supers cool,  sont excellents. Face à la crise de puberté de leur fils, leurs réactions sont très drôles, voir cocasses. Du coup, cela rend Edvard encore plus touchant. Ses problèmes sont tout mignon. Par contre, je ne comprends pas pourquoi et comment il peut en pincer pour Constance, cette horrible peste sans cervelle. Heureusement qu’il est entouré d’amis en or pour lui faire voir cette vérité. Mais mon coup de cœur revient sans aucun doute à Monsieur Tannenbaum. Ce personnage est tellement génial et riche qu’il pourrait avoir un livre à lui tout seul.
     

Céline Online _ Fake Fake Fake de Zoë Beck, chez Milan Macadam

Fake, Fake, Fake est une lecture très rapide (je l’ai terminé en une soirée) qui permet de passer un bon moment. J’ai beaucoup aimé l’humour qui parsème le livre et rend l’ensemble très divertissant. A travers cette tranche de vie, Zoë Beck nous rappelle surtout que malgré notre époque ultra connectée, les réseaux sociaux n’ont pas détruit l’ouverture d’esprit et la solidarité humaine. Car finalement, c’est bien de ces deux beaux thèmes dont parle Fake, Fake, Fake.

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Je suis membre du club lecteurs Page Turners (édition Milan). Cela veut dire que ce livre m’a été envoyé gratuitement, après demande, par la maison d’édition. Cela m’engage en contre-partie à rédiger une chronique sincère.

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2 p'tits mots doux

  1. Je voulais lire ce livre car le sujet m’interpellait et me faisait à l’émission Catfish qui traitait de ce sujet. Mais s’il n’ y a aucune répercussions sur le personnage principale, ça me gêne beaucoup 🙁 Je verrais peut être plus tard mais il ne sera pas une de mes lectures prioritaires.

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