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Maggie de Henry Hobson : attention, zombies humains !

Quand Schwarzenegger nous dit qu’il sera de retour, il ne déconne pas. En l’espace d’un mois, il sera à m’affiche de 2 films : Terminator Genisys mais aussi et surtout, Maggie de Henry Hobson. Avec ce film, l’acteur revient avec un rôle dans lequel on ne l’attendait vraiment pas. Mais Maggie, ce n’est pas qu’un acteur à contre-emploi. Maggie, c’est beaucoup plus.

Alors qu’une terrible pandémie se propage à travers les États-Unis, le gouvernement impose de placer les malades infectés par le virus en quarantaine, où ils se transformeront en zombies, totalement retranchés du monde. Lorsque Maggie, 16 ans, apprend qu’elle a été contaminée, elle s’enfuit. Mais son père, Wade Vogel, est déterminé à la retrouver et à la protéger coûte que coûte, même s’il lui faut affronter les forces de police…

Vous allez me dire : « Quoi Céline ? Sérieux, encore des zombies ! ». Oui, oui, des zombies. Mais j’vous jure, pas beaucoup. Avec Maggie, les morts-vivants sont loin d’être le sujet principal. Ils sont juste le côté bling-bling du film. Vous ne verrez aucune cervelle exploser ou bras sortir d’une tombe toute fraîche. Non, Maggie est beaucoup plus calme et s’intéresse bien plus à la psychologie des personnages qu’à leur préférence carnivore. La seule et unique chose gardée du zombie, c’est sa lenteur. Mais ici, lent ne rime pas avec chiant.

Comment souvent dans le cinéma indépendant, on nous raconte un instant de vie. Ici, le film se concentre sur les derniers jours de Maggie. Car dès le début, nous savons que Maggie est condamnée à mourir. Nous allons donc la suivre dans sa douloureuse mutation. Le virus se propageant en elle, nous assistons à ses changements physiques et comportementaux.
En face, son père, qui s’est juré de la protéger et de l’accompagner. Il ne lui évitera pas la mort mais il peut la lui rendre plus agréable. Hors de question pour Wade de laisser Maggie mourir seule, placée en quarantaine à l’hôpital. C’est cette relation qui est mise en avant. L’amour d’un père pour sa fille. La force d’un père impuissant face à la mort de son enfant.

Maggie, un film de Henry Obson. Avec Arnold schwarzenegger et Abigail Breslin_Céline Online

Oui Arnold Schwarzenegger est très bon dans ce rôle de père désemparé. Je dirais même que je ne l’avais jamais vu jouer autant avec ses émotions. C’est très plaisant de ne pas le voir jouer les gros bras. Mais si ce film porte le nom de Maggie, c’est que derrière se cache une actrice capable de porter le film sur ses épaules. Et c’est le cas d’Abigail Breslin. J’ai trouvé son jeu très juste et débordant d’émotions.
   

Le plus humain des zombies

Si Maggie explique l’origine du virus : venu tout droit de la terre et de nos cultures, le sujet n’est pas plus développé que par son questionnement sur cette nature qui « a pu la contaminer ». Mère nature, celle à la source de tout. Celle qui donne mais qui peut normalement tout reprendre. C’est assez lourd de sens pour nous y donner à réfléchir mais je préfère m’attarder plus longuement sur ce qui rend ce film si émouvant.

Car ce qui m’a le plus touché, c’est le questionnement ouvert sur la mort, son accompagnement et la possibilité de l’euthanasie. Enlevez le virus à zombie. Remplacez-le par n’importe quelle maladie (prenons un cancer). Vous obtiendrez le même film. Celui d’un père voulant profiter des derniers instants possibles avec sa fille mourante. Un homme qui ne peut pas la sauver mais qui peut l’aider à sa façon.

Cette scène avec ce père et sa fille, tous deux contaminés, m’a bouleversé. Ce regard. Vivant. Humain. Qui sommes-nous pour pouvoir décider de qui doit vivre ou mourir. Et surtout, comment mourir. C’est bien là le principal sujet du film. Se laisser mourir, se donner la mort ou demander à mourir. L’amour des nôtres est capable de tellement de chose… même si ce n’est pas autoriser dans la loi ou par sa religion.

Maggie, un film de Henry Obson. Avec Arnold schwarzenegger et Abigail Breslin_Céline Online_père et fille

   
Maggie est très émouvant car sincère dans sa démarche. Il vous touchera et encore plus, si comme moi, vous rentrez dans la catégorie « Parents ». Le film nous prend aux tripes car il se concentre sur le principal et sans artifice. C’est sentimental sans jamais trop jouer sur la corde sensible. Maggie nous permet de découvrir les choses sous un angle différent, que ce soit pour son thème ou ses acteurs. Schwarzenegger le dira d’ailleurs lui-même : « C’est le film de zombie le plus humain que vous n’avez jamais vu ». Il a bien raison.
  

Maggie, un film de Henry Obson. Avec Arnold schwarzenegger et Abigail Breslin_Céline Online_Affiche

 
Titre original : Maggie

Réalisateur : Henry Hobson

Date de sortie : 27 mai 2015

Durée : 1 h 35mn

Acteurs : Arnold Schwarzenegger, Abigail Breslin, Joely Richardson

En savoir plus sur Maggie sur la page officielle Facebook du film

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5 p'tits mots doux

  1. Pur film de genre, « Maggie » permet cette fois à Schwarzie de jouer sur une partition très subtile, le dévoilant plus touchant que jamais dans un registre où on ne l’attendait pas. Fort d’une expressivité totalement inespérée, il parvient à transmettre toute la détresse d’un père forcé de faire face à la maladie de sa fille.

  2. Je pense aller le voir très très bientôt 🙂

  3. je savais trés bien que en regardant Maggie .je ne verrais pas de l’explosion de zombies donc je ne pouvais pas etre décu par celui ci… pour ma part j’ai adorer ce film est blinder d’emotion ,j’ai adorer..un schwarzie comme j’aurais aimer le voir dans plus de film ..super film

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