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Nos âme jumelles, rebelles et plurielles de Samantha Bailly

Avec la sortie de Nos âmes plurielles, le troisième et dernier tome de la saga de Samantha Bailly, j’ai eu envie de vous parler un peu plus en détails de ce que cette trilogie m’a fait ressentir. Je suis passée par une multitude d’émotions et malheureusement, je termine sur une note assez froide.

Mais commençons par le commencement. De quoi parle cette fameuse trilogie composée de Nos âme jumelles, Nos âmes rebelles et Nos âmes plurielles ?
         

Sonia est la plume, Lou le crayon.
Âmes jumelles, elles se rencontrent sur internet grâce à un forum de manga.
Âmes rebelles, elle se lancent dans l’aventure d’un blog illustré. Ensemble, elles inventent, osent, racontent, décrivent… Jusqu’où les conduiront leur amitié, leur passion créative et la force de leur vocation ?

 

C’est ma meilleure amie qui m’a offert les deux premiers épisodes. Avec un petit mot à l’intérieur, de quoi me rappeler les projets fous que nous avions et qui ont grandi avec nous. Du coup évidemment, cette lecture eu une saveur particulière : mélange de nostalgie mais aussi de fierté sur nos deux parcours, si différents mais pourtant tellement complémentaires ! Mais ne partons pas dans une transposition. Mon histoire n’a strictement rien à voir avec celle de Sonia et Lou.

J’ai vécu de façon différente mes lectures.

Avec Nos âme jumelles et Nos âmes rebelles
J’ai accroché immédiatement. Ces deux filles j’avais envie de les rencontrer et de les féliciter : « Continuez de croire en vos rêves et donnez-vous en les moyens ». Il se dégage une vraie relation positive entre Lou et Sonia. C’est presque quelque chose de fusionnel mais ça ne l’est pas. C’est complémentaire. Et pour ça, j’apprécie qu’aucun des tomes ne se soit appelé « âmes sœurs ».
J’ai aimé ce travail sur la représentation de l’adolescence en France (et pas forcément à Paris), très réaliste et surtout, avec une jolie part à la représentation des minorités.
J’ai terminé ces deux tomes (extrêmement rapidement) avec une multitude de points positifs mais je crois que le seul et l’unique, celui qui m’a peut-être voilé la face, c’est la nostalgie qu’il m’a fait ressentir.

Nos âmes plurielles
C’est un peu le tome qui m’a fait ouvrir les yeux. Et pourtant, c’est avec un énorme plaisir que j’ai commencé cet ultime chapitre. Retrouver une dernière fois l’écriture de Samantha Bailly avec ses deux héroïnes Sonia et Lou. Découvrir quelle fin pouvait les attendre. Quel futur s’ouvrait à elles.
Mais ici, quelque chose ne fonctionnait plus. Quelque chose s’était brisé.
J’ai refermé cette histoire, dit au revoir aux personnages et j’ai ressenti que quelque chose clochait. Nos âmes plurielles est la conclusion, l’adieu de Samantha Bailly… mais pas pour moi lectrice. Il me manquait quelque chose de plus profond, de plus humain. J’ai pris le temps de réfléchir afin de mettre le doigt sur mes deux principales barrières.

1) Dès le premier tome, Nos âme jumelles, nous savons que 10 ans plus tard, Lou et Sonia vont réussir à vivre de leur passion, chacune dans sa voie. Résultat, peu importe les épreuves, les rencontres, les obstacles et les disputes que ce duo va rencontrer, nous savons que tout finira bien. Et encore, « épreuves » : 3 ans sur 10, en ne prenant qu’un moment de vie par mois, c’est-à-dire résumer cette histoire par 36 polaroids, ce n’est pas représentatif de leur parcours ( même si je le conçoit, ici, nous nous concentrons sur une période transitoire). Oui les filles vont évoluer mais finalement il n’y a pas de véritable intrigue et c’est, maintenant je le comprends, ce qui m’a le plus manqué. Je n’ai pas eu cette petite flamme qui me tient en haleine. Je n’ai pas eu ma conclusion tant attendue.

2) Oui Nos âme jumelles, Nos âmes rebelles et Nos âmes plurielles traitent de l’adolescence, cette période si particulière et tellement, tellement compliquée (toi-même tu sais ce que je veux dire). La saga c’est tellement intéressée à cette dernière, à ce que vivent et ressentent les personnages. Le détail et le réalisme ont tellement été poussés que j’ai eu l’impression de lire une étude. Comme si Lou et Sonia (et leur entourage) étaient placés sous un microscope et que la saga n’était que l’analyse de cette observation sur trois ans. En d’autres termes, si j’ai été assez refroidie par Nos âmes plurielles c’est que j’ai eu l’impression de retomber dans mes livres de sociologie, pire, dans les livres que j’étudiais en école de cinéma, sur la psychologie des personnages.

 

C’est drôle comment un état d’esprit peut énormément influencer sur notre ressenti de lecteur. Je pense que mon expérience « Nos âmes » en est la preuve réelle. Si pendant ma Nos âme jumelles et Nos âmes rebelles j’étais ouverte à la légèreté (surtout, j’en avais besoin, donc j’étais prête à fermer les yeux sur le reste), Nos âmes plurielles a été lu à une période de ma vie où j’avais besoin de me recentrer et à probablement construit des barrières m’empêchant d’être réceptive à ce que qu’avais tant apprécié précédemment.
Mais mettons cela de côté deux secondes. Cette saga de Samantha Bailly reste pour moi une très jolie histoire d’amitié, de construction personnelle, sur les relations, la création et la passion. Elle aborde des sujets importants comme la dépression, la sexualité ou le harcèlement. Mais finalement à trop vouloir avoir un rendu parfait, à chercher le plus beau reflet de la société, ces romans dégagent une certaine froideur, glaçant la jolie plume de Samantha Bailly.
   

 Nos âme jumelles, Nos âmes rebelles et Nos âmes plurielles
de Samantha Bailly
Rageot
Sortie entre le 27 mai 2015 et le 2 novembre 2017
Existent aussi au format numérique

 

Concours Nos âmes plurielles

Pour jouer, c’est vraiment très simple, il te suffit de me suivre sur Twitter, de partager ce tweet et surtout, de ne pas oublier de remplir le formulaire pour que je te recontacte si tu gagnes ! Bonne chance.
Concours ouvert jusqu’au 14 novembre 2017 à minuit.

 

 

 

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