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Partenariats, avantages et rémunération : parlons-en !

Je suis en train de remplir ma déclaration d’impôts (#MaVieEstFollementPassionante) quand je me suis posée la question des revenus générés par mes partenariats. Que devais-je en faire ? Est-ce que ça se déclare ? Et comment ça fonctionne ? C’est vrai, je n’ai pas de fiche de paie et je n’ai pas le statut d’autoentrepreneur ou autre. Et tous les livres que je reçois gratuitement, est-ce que je dois les considérer comme des revenus ? Bref, beaucoup, beaucoup de questions.

Alors je ne suis pas là pour vous faire un article tuto « Comment on fait ? ». Ces questions m’ont ouvert les yeux sur le sujet des partenariats, des services de presse et autres « avantages » liés à mon statut de blogueuse/booktubeuse littéraire. Du coup, j’aimerai que vous voyiez cet article comme un enchaînement de ma réflexion et jamais comme un jugement.

 

Ma déclaration 2017

J’essaie d’être un maximum transparente sur le sujet des partenariats/rémunérations : que ce soit dans mes articles, mes vidéos, mes photos ou même mes stories. J’en parle ouvertement, je n’ai pas honte d’en faire car ça ne dicte pas du tout mes lectures. J’estime même que je suis très chanceuse de pouvoir en bénéficier et j’ai encore du mal (même après 7 ans) à y croire.
       

Partenariats, avantages et rémunérations : parlons-en ! Tous les livres reçus sur les 6 derniers mois6 mois plus tard…

         
Alors avant d’aller un peu plus loin dans ma réflexion, faisons un point sur les différents avantages auxquels mon « statut » me permet d’accéder :
(Cette liste ne comprend que ce que j’ai pu rencontrer. D’autres techniques existent en supplément.)

  • Les envois en service-presse (le fameux SP). Ils peuvent être demandés ou envoyés d’office par les maisons d’édition. Rien ne m’oblige à publier un avis dessus.
  • Les cadeaux. Des auteurs m’offrent leur livre. Attention, à prendre avec des pincettes parce que c’est souvent une forme de SP.
  • Les clubs d’influenceurs. Pendant une année je peux choisir les livres que je souhaite du catalogue de la maison d’édition et en échange, je m’engage à publier un avis sur ce dernier.
  • Les soirées. Souvent organisées pour un lancement de livre, il n’est pas rare de ressortir avec des cadeaux plein les mains (livre, goodies & co).
  • Accréditation. Cela permet de ne pas payer de frais d’entrée sur certains évènements.
  • Jury. On m’envoie une sélection de livres afin que je puisse voter.
  • Prestations rémunérées : Comme son nom l’indique, je suis payée contre une prestation. Cela peut être pour écrire un article, poster une photo ou encore juste un tweet (et bien d’autres formes). En plus du salaire, il faut aussi prendre en compte le montant des livres ou des autres supports réceptionnés.

Et tout ça monétairement, ça donne quoi ? C’est parti, sortez vos calculettes et faisons les comptes. Sur les six derniers mois :

  • Services-presse : 145 € 15
  • Cadeaux : 18 €
  • Club influenceurs : 38 € 70
  • Soirées : 30 €
  • Accréditation : 30 €
  • Jury : 232 €
  • Prestations rémunérées : 265 € en prestations plus 156 € 20 en livres, c’est-à-dire 421 € 20.

Tout compris ce sont donc 265 euros gagnés et 650 € 05 d’économisés. Ça fait beaucoup et j’en suis la première surprise car je ne me considère absolument pas comme une grosse blogueuse ou booktubeuse. J’ai d’ailleurs beaucoup de mal à me considérer comme une influenceuse (d’ailleurs je l’écris mais je ne le pense pas). Mais bordel : 915 € 05 !?

Partenariats, avantages et rémunérations : parlons-en ! Gif : l'argentMoi dans ma tête à l’instant où j’écris ces lignes

           
En écrivant cette somme je ressens une certaine honte et gêne. Même si je sais au fond de moi que je suis une personne réglo dans ce que je fais, je ne peux m’empêcher de me dire que quelque part, face à autant d’argent, je ne peux pas l’être. 25 livres + 10 audios. 915 €. Encore une fois, et je suis consciente de ma chance, ce sont des livres que je souhaitais. Mais j’ai l’impression d’avoir un sentiment d’obligation dans ma lecture et dans mon retour. Et ce n’est pas facile à combattre. Je n’arrive pas finalement à trouver une vraie liberté dans mes lectures. Ce n’est pas aussi agréable et bénéfique qu’un livre « à moi ».
Mais tout ça, c’est un tout autre sujet.

 

Le conflit d’intérêt 

Le conflit d’intérêt on en a beaucoup parlé avec ces dernières élections. Mais qu’est-ce que c’est vraiment ? Le conflit d’intérêt se définit comme une situation qui implique à avoir à choisir entre l’intérêt de A et l’intérêt de B, de sorte que vous soyez amenés à ne pas agir en toute indépendance et/ou objectivité.

Parce que la vraie question elle est là : est-ce que recevoir tous ces livres gratuitement ne nous propulse pas en plein conflit d’intérêt ?
Pour être encore plus concrète, je prends l’exemple de mon entreprise et de son code éthique. Au-dessus de 163 € de cadeaux (pour être précise, il ne faut pas que ça excède 5 % du plafond de la sécurité sociale) nous devons déclarer cette somme à la conformité (cela sera rajouté à notre fiche de paie). Le règlement stipule aussi que nous ne pouvons pas accepter ces présents si ceux-ci peuvent altérer notre jugement au risque de nous mettre en situation de conflit d’intérêt.

Mise en situation. Imaginez que j’ai un prestataire qui m’offre un voyage d’une valeur de 4 500 € (j’ai le droit de rêver). Est-ce que derrière je ne vais pas continuer de travailler avec lui parce que justement, l’été prochain j’espère bien qu’il me paiera mon voyage à Hawaï ? Voilà, le conflit d’intérêt c’est ça !
Si une maison d’édition m’envoie l’intégralité de ses dernières sorties, est-ce que je ne vais pas écrire de bons retours juste pour recevoir encore plus de livres de leur part ?

La question se pose aussi avec la presse. Certains journalistes littéraires ne vont chroniquer que les livres de maisons d’édition qui leur offrent des cadeaux ou tout simplement parce que ce sont des annonceurs du magazine. (Mais encore une fois, c’est une autre histoire).

Partenariats, avantages et rémunérations : parlons-en ! Gif : la mafia

Oui, il y a un petit côté mafia à tout ça je trouve

            
Vous allez me dire : « Céline c’est bien beau toute ton éthique mais moi je m’en fou, je fais ce que je veux ». Et vous avez raison car finalement rien ne vous y oblige. Vous n’êtes pas dans une entreprise. Vous êtes libres de recevoir 10 000 € de livres à l’année et de n’écrire aucune critique, de ne tourner aucune vidéo, de ne poster aucune photo Instagram et j’en passe et des meilleures.

Mais si vous revendez tous ces livres (sans parler du fait que revendre un SP ou un ENC est interdit par la loi) ? Si vous ne déclarez pas vos rémunérations de partenariat ? J’ai bien peur pour vous que là, vous ne tombiez dans une totale illégalité.

Et prenons le problème dans un autre sens.
Une maison d’édition vous offre un livre et derrière vous publiez quelque chose sur le sujet. Même si vous n’y êtes pas obligés, c’est ce que j’appelle une contrepartie. Une publication pour un livre. Est-ce que du coup nous ne sommes pas dans un schéma de rémunération ? Alors, doit-on déclarer la valeur de ces livres et autres avantages en nature ? (*)

 

Rémunérations et autres avantages

La première chose qui me choc c’est le manque de transparence, sur les blogs mais aussi sur YouTube. Particulièrement ce dernier car depuis quelques temps, la plateforme a mis en place un système pour que les créateurs de contenu puissent facilement clarifier les choses.

Vous ne pouvez pas faire de pub cachée. L’annoncer est obligatoire en France. Peu importe que ça soit ça soit un livre à 5 euros ou le dernier iPhone à un prix totalement indécent. Peu importe que ça soit une chaîne Booktube à 600 ou 600 000 abonnés. Vous devez le faire et bien le faire. Vous ne pouvez pas avoir le beurre et l’argent du beurre (la rémunération produit + la rémunération YouTube).

Donc je reprends, quand vous êtes rémunérés pour parler d’un livre (d’un produit de façon général) vous devez en informer clairement les internautes. Ce n’est pas une option. Non, c’est obligatoire. Flou mais obligatoire. Au Royaume-Unis les choses sont beaucoup plus strictes. Cela doit être indiqué directement dans le titre. C’est-à-dire qu’il faut en informer les internautes avant que la vidéo ne soit lancée. Et ça pour moi, c’est la bonne solution. Il faut pouvoir prévenir en amont. (**)

Même si ce n’est pas encore ça, YouTube nous simplifie déjà pas mal la démarche avec sa fonction « Déclaration de contenu ». Utiliser cette fonctionnalité permet d’afficher le message « Inclut une communication commerciale » pendant 10 secondes sur votre vidéo. Et comme c’est bien fait, vous pouvez très bien l’activer sur vos anciennes vidéos.
Je vous montre en image : simple, rapide et clair.

Partenariats, avantages et rémunérations : parlons-en ! Fonctionnalité YouTube "Déclaration de contenu"

Cette capture provient de ma vidéo sur La Faucheuse. Robert Laffont m’a rémunéré
pour 2 posts Instagram, 1 Twitter et 1 Facebook. Cette prestation ne comprenait pas de vidéo
mais j’ai quand même préféré activé le message.

Alors allons voir plus en profondeur du côté de YouTube. Que nous dit la plateforme sur tout ça ?
[Pour en savoir plus : Placements de produits rémunérés et autres promotions]

« Les placements de produits rémunérés sont des contenus créés pour un tiers en échange d’une rémunération (ou autre contrepartie) et/ou dans lesquels sa marque, son message ou son produit sont directement intégré ». Donc on ne parle pas seulement d’argent mais également de « contrepartie ».
« Les promotions sont des contenus créés pour un annonceur ou un responsable marketing qui comportent un message commercial sur un produit ou un service susceptible d’être perçu par le consommateur comme reflétant les opinions, les croyances ou l’expérience du créateur ou de la personne apparaissant dans le contenu ».

Si vous avez encore des doutes et que vous vous dites que YouTube c’est juste YouTube, vous pouvez lire l’article 20 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique qui encadre cette pratique et qui dit :
« Toute publicité, sous quelque forme que ce soit, accessible par un service de communication au public en ligne, doit pouvoir être clairement identifiée comme telle. Elle doit rendre clairement identifiable la personne physique ou morale pour le compte de laquelle elle est réalisée ».
Traduction rapide : si vous ne respectez pas cette loi, vous êtes passibles d’une peine d’emprisonnement doublée d’une amende. Peu importe votre support de publication.

Partenariats, avantages et rémunérations : parlons-en ! Gif : la prisonComme dirait ma mère : Je t’avais prévenu

         
Alors je vous pose quatre questions : cochez-vous cette case dès que vous avez reçu un livre gratuitement ? Mettez-vous un message clair qui l’explique ? Mais surtout, votre vidéo est-elle toujours votre vidéo dès qu’elle est partagée par la maison d’édition ? Ne devient-elle pas un contenu promotionnel ?

Tout ça est très subtil mais je pense qu’il faut arrêter de se moquer des internautes. On a tous entendu parler des scandales qui ont éclatés dans le domaine du jeu vidéo ou de la beauté, alors pourquoi refaire la même erreur ? Il n’y a aucune honte à recevoir un livre gratuitement ou encore à être rémunéré mais par pitié, mettez carte sur table de façon claire aussi bien sur la forme que le fond ! « Collaboration », « Partenariat » : qu’est-ce que ça veut dire ? Que le livre vous a été envoyé gratuitement ? Que vous avez été payés pour faire la publication ? Que la maison d’édition vous a offert le café ? Et puis ne le cachez pas tout en bas, en tout petit et en gris clair. A-SSU-MEZ avant qu’il ne soit trop tard. A force de jouer avec le feu, on finit par se brûler.

Combien de fois en lisant un article ou en regardant une vidéo je me suis dit  » mouais ça, ça pue le sponso à plein nez « . Et pourquoi je me dis ça ? Si tout était plus clair, je ne serais pas tentée de le penser. Je n’aurais pas de doute sur la sincérité des publications. Mais avouez-le, vous aussi vous l’avez déjà pensé. Et le problème c’est que les internautes font des amalgames et tout le monde trinque. Il suffit qu’une personne dérape pour que 30 autres en subissent les conséquences. Il ne faut pas s’étonner après que les médias ne s’intéressent qu’aux revenus cachés des Youtubeurs, Blogueurs et autres influenceurs.

Partenariats, avantages et rémunérations : parlons-en ! Gif : la vérité

 

Ma conclusion 

Cet article n’a absolument pas pour but de faire la leçon, de faire un procès ou je ne sais quoi d’autres qui pourraient être synonyme de polémique. C’est un cheminement de ma réflexion sur le sujet, un mélange entre liberté d’expression et légalité.

J’ai décidé d’être sincère avec mes abonnés à 100 %. C’est la moindre des choses. C’est du respect. Pour eux mais aussi pour moi. Sans mes abonnés, je n’aurais pas la possibilité d’avoir ces avantages.
Mais je l’avoue, je ne suis pas parfaite. Au début je ne voulais pas trop préciser mes partenariats sur le blog. Je jouais sur les mots, je mettais la mention et puis je l’enlevais. Mais j’ai changé et aujourd’hui jouer avec vous n’est plus en adéquation avec la personne que je souhaite être. En début d’année, j’ai repris tous mes billets, toutes mes vidéos pour indiquer clairement les choses.

Passer sous silence des partenariats & co ça me rends triste mais aussi en colère. Ce n’est pas parce que ça se fait que vous devez le faire. Mais ce qui m’interpelle le plus c’est de voir à quel point la France laisse faire et à quel point le grand capital s’impose doucement mais surement, et de façon de plus en plus importante. C’est ma petite bataille mais je pense qu’elle a son importance. Je ne me laisserai pas dicter ma conduite ou ma pensée en échange d’un billet de 20.

Et puis avec le recul, toute cette situation n’est, pour moi, pas viable. Je ne peux pas tout conjuguer. Il faut savoir se recentrer. J’ai des choix à faire et certains ont d’ores et déjà été enclenchés. Et pour le moment, j’en suis plus que satisfaite.

 

Du coup, je suis curieuse quel est votre avis sur tout ça ? Comment gérez-vous vos partenariats, vos avantages & co ? Comment aimeriez-vous que les choses soient annoncées ? Qu’est-ce qui vous plait ou vous déplaît ? Est-ce que vous souhaiteriez que je vous parle plus en détail de mes partenariats et contrats ?  Les parole est à vous en commentaires et j’ai hâte de vous lire =)

 

*********

(*) Ce sont de vraies questions. Je pense prendre rendez-vous avec mon centre des impôts pour y voir plus clair.
(**)En écrivant ça, je me dis que du coup, il faudrait que je fasse pareil sur le blog, que j’arrête de mettre ça en bas de page.

Ça devrait te plaire !

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La Belle et la Bête. On connait tous les versions Disney. Mais connaissez-vous vraiment son origine ? Le temps d'un dessin, laissez moi répondre à cette question !

15 p'tits mots doux

  1. Helloooooooooooo,

    Je suis ravie de voir que je n’étais pas la seule à me poser ces questions de « est ce que je dois déclarer les SP que je reçois parce que moi je les vois comme des avantages en nature? ».
    J’ai trouvé des réponses dans ton article et une vraie réflexion sur tout ce « marché noir » de booktube dont on parle souvent à demi-mot sans évoquer le fond. Avouons le, on reçoit tout(e)s des SP, aucune honte à avoir je pense.

    Des bisous 🙂

  2. Article très intéressant et je serai curieuse de connaître les réponses de ton centre des impôts. Autant déclarer les revenus réellement perçus me semblerait logique mais pas les livres meme si ça a une réelle valeur 🙂 Je me pose souvent la question lorsque je regarde des vidéos de « gros(ses) » youtubeurs(ses) quelque soit la thématique (beauté, booktube…) parce que clairement quand une youtubeuse beauté présente une nouvelle routine et comme par hasard il n’y a que des nouveautés, je suis sûre à 85% qu’elle les a reçu… et le fait de ne pas le mentionner me dérange au plus au point car franchement je n’ai pas « confiance » en ce qu’elle dit surtout si tout est génial ! J’ai l’impression d’être prise pour une idiote ! Pareil certains bookhaul me font beaucoup douter Quand la personne ne dit pas clairement qu’elle a reçu tel ou tel livres et meme Si par la suite cette personne dira ce qu’elle a réellement pensé de sa lecture et bien j’aurai un doute… pareil je n’aime pas les placements de produits Sur insta ou autre qui ne sont pas mentionnés. D’ailleurs plusieurs stars aux USA ont reçu une l’être et j’ai été déçue d’apprendre que parmi elles, on retrouvait Sophia Bush (il y avait également les stars de PLL mais ça ne m’a guère étonné).
    Je suis donc ravie que tu Sois honnête avec nous, c’est vraiment important 🙂

  3. Ton article est hyper intéressant.
    Personnellement, mon blog génère un nombre de vues assez ridicule si on le compare à beaucoup, mais j’ai tout de même des SP ou partenariats. Comme toi, je préfère être transparente (Même si je suis tout à fait capable d’annoncer clairement que je n’ai pas aimé un livre reçu gratuitement) : les chroniques correspondant à ces livres comprennent toujours un remerciement en légende de la couverture et j’ai une page «partenariat» où tous les titres reçus et chroniqués apparaissent. Je n’ai poulet contre pas encore de rendre ça encore plus visible pour une simple question d’esthétique (genre le faire apparaître dans le titre de l’article) histoire de préserver l’homogénéité du blog.
    Concernant les impôts, à mon avis, les revenus financiers, type prestation que tu as décrits, doivent être déclarés, mais je ne pense pas que ce soit le cas pour les cadeaux / livres physiques, d’autant que ce n’est pas un métier que tu exerces qui te permet d’avoir accès à ces avantages… Ceci dit, je suis assez curieuse d’avoir la réponse officielle du centre des impôts !

  4. Cet article est topissime. Aussi franc et sincère que tes vidéos.
    Je suis très heureuse que cet article existe car j’en parlais dernièrement dans je ne sais plus quel formulaire et je n’ai jamais eu de réponse.

    Merci pour toutes ces informations et ce discours qui fait beaucoup de bien.
    Je ne souhaite qu’une seule chose, c’est de suivre ton exemple. 🙂

  5. Perso j’aime bien quand les choses sont claires … non pas sur mon avis puisse être différents sur le livre mais juste par curiosité et pour pouvoir me dire que la personne est en accord avec se quenelle fait ^^
    Sur mon blog c’est annoncé dans l’article (pas dans le titre en revanche car c’est trop long) et j’ai une page dédié aux partenariats (Bon en même temps je viens de débute mon blog et je viens tt juste de débuter les partenariats mais je pense qu’il faut jouer franc jeu des le début… ^^

  6. Ton article est super intéressant et du coup, je serais ravie d’avoir une réponse suite à ton rdv au centre des impôts : doit-on déclarer les romans qu’on reçoit ?
    Et est-ce que ça marche aussi pour les romans numériques ? Parce que par Netgalley, nous sommes plusieurs à en recevoir. Est-ce comptabilisé comme pour un roman physique ?

    Sinon, ma façon de faire est simple : je mentionne toujours que j’ai reçu le roman par tel ou tel maison d’édition. Les photos IG, je poste souvent les colis que je reçois. Et il y a les liens de mes chroniques dans l’onglet partenariat du blog. C’est transparent et ça me permet aussi de savoir où j’en suis.

    Par contre, je ne savais pas qu’il existait des articles sponso (ou photo sponso ou autre) dans le milieu de l’édition. Je pensais que seul la réception de SP contre article se faisait. Je pense par contre, que ça, tu dois le faire mentionner. C’est de l’argent qui rentre en jeu. Alors ok, tu ne te fais pas un salaire avec, mais je pense que tu devrais le déclarer. Mais honnêtement, je n’en sais rien haha.

    J’ai hâte qu’on en sache plus. Merci encore pour ce sujet auquel je n’avais pas du tout mais alors PAS DU TOUT pensé !

  7. Une fois n’est pas coutûme, Céline, ton article est vraiment très intéressant.
    Personnellement, je mentionne toujours en début de chronique si le livre m’a été envoyé par l’auteur, la maison d’édition ou bien si c’est un achat personnel.
    Je ne vois pas pourquoi je le cacherai, puisque comme toi je joue la carte de la transparence.
    Tout comme je m’autorise à dire que je n’ai pas aimé un livre même s’il s’agissait d’un partenariat. Le but c’est bien d’avoir un avis sur le livre ?

  8. bonjour,
    je pense que l’information sur youtube permet de savoir clairement le contenu diffusé après vous poster sur youtube pour un plaisir ou une passion pour être vu,vous in fluencez en étant vue, certains blogueurs écrivent cherchent à percer dans l’édition sont invités à des salons,parfois à des présentations de livre,les journalistes font des ménages, je pense qu’en vous regardant je participe à l’entretien du système. Donc vous ne pouvez-être totalement indépendant.
    larie-lys

  9. Article très intéressant et je te rejoins sur beaucoup de points.

    Je suis assez étonné quand tu parles des sponso et ce genre de chose… je crois que je suis trop naive… je ne savais pas que cela se faisait. Pour moi, la réception d’un livre en service presse c’est déjà énorme et c’est Noël quand ça arrive… et puis c’est en contrepartie d’une chronique mais delà à être payer… je trouve que c’est pas top top… :/

    Pour ma part, quand j’en reçois, je l’annonce dans la chronique ( et sur l’article dédié) parce que je reste franche avec les gens qui me lisent… après, je reste très objective dans mes avis, si je n’ai pas aimé, je le dis, parce qu’aimer toutes ses lectures c’est quand même assez énorme mais ça… :p

    En tout cas, bon article, très réfléchi !

  10. Hello,
    Ton article et les questions que tu te poses sont vraiment très très intéressants. Tu mets le doigt sur quelque chose qui me gêne parfois dans l’univers des blogs et YouTube en général: les partenariats qui ne sont pas clairement annoncés. Beaucoup jouent sur les mots ou glissent ça vite fait dans une phrase, un sous entendu etc, et je ne sais pas si c’est parce que c’est tabou (C’est vrai que beaucoup se font reprocher de ne pas donner un avis objectif à cause de ça, sans parler de la jalousie que ça peut susciter) ou parce que les personnes ne sont pas honnêtes. C’est moins présent dans l’univers des livres mais ça se voit quand même malheureusement, et comme toi des fois je me pose la question quand ça n’est pas affiché mais que ça se sent que..!

    Pour l’instant, étant un blog peu connu, j’ai eu peu de SP mais j’ai toujours fait en sorte que ce soit clairement affiché : j’ai une catégorie exprès, ce qui fait que les gens le voient avant même d’ouvrir l’article, je le précise au tout début de mon avis en remerciant la maison d’édition / l’auteur, et je le précise clairement sur tous mes postes Instagram (Twitter c’est plus difficile vu le nombre de caractère limité, mais comme mes publi Instagram s’affiche également sur Twitter je me dis que ça va).

    Merci pour cet article encore une fois très intéressant, t’as mis le doigt sur LE sujet sans pour autant juger ni faire la morale 😉

    Bonne soirée 🙂

  11. Merci pour cet article. Je t’avoue que je ne me suis jamais posée la question quant au fait de déclarer mes services presse aux impôts. Par contre pour chaque réceptions je sais que je mentionne la maison d’édition et souvent l’attaché de presse. Tout comme dans mes articles d’ailleurs c’est la première chose que je fais avant de commenter le livre.

  12. Première fois que je commente par ici (pourtant, c’est pas faute d’y passer souvent), mais je trouve ton article vraiment intéressant ! Je t’avoue que je ne le dis pas ouvertement quand je reçois un SP, tout simplement parce que les premiers que j’ai reçu ont été pour le webzine pour lequel je bosse depuis 4 ans avant d’être pour mon propre blog et que certaines ME n’apprécient tout simplement pas qu’on le dise en fait. Après, je respecte le fait que chacun fait comme il veut et je n’aurais aucun problème à être transparente si on me le demandait. D’autant plus que quoiqu’il arrive, je suis toujours honnête à 300% dans mes avis, que j’ai aimé ou pas, SP ou pas, je le dis en argumentant et sans descendre le livre.

    Par contre, je me permets de te reprendre juste sur un petit point, et j’espère que tu m’en voudras pas. En tant qu’étudiante en droit, tatillonne et chiante,  » l’interdiction  » de revendre des SP n’est pas légale, il y a un GROS vide juridique actuellement en propriété littéraire et artistique sur la question. C’est plutôt une interdiction morale vis-à-vis de l’éditeur. La seule interdiction légale concerne les ENC parce qu’elles n’ont pas de valeur marchande puisque pas de code-barres et qu’il est précisé dessus qu’elles ne peuvent être vendues. Voilà, c’était la minute casse-pied XD

    En tout cas, tu soulèves une question assez intéressante et j’avoue que maintenant, ça me titille…

  13. Un article vraiment interessant.

    Les partenariats et les services de presses sont un sujet tabous sur la blogosphère et je trouve ça affligeant…

    J’ai toujours mis en tête de mes articles un petit mot à l’adresse de la maison d’édition et de l’attaché(e) de presse qui m’a fait parvenir le livre. Pour moi c’est une marque de respect et un moyen d’informer mes lecteurs.

    Après je ne mets pas en avant mes partenariats sur le blog dans une catégorie spécifique ou autre. Je préfère ne pas m’étaler la dessus.

  14. Merci pour cet article , très intéressant et clair!
    Je n’ai pas de partenariats, ni de SP, je suis une petite blogueuse, mais tu n’as pas à rougir d’en avoir. J’apprécie ta transparence et d’être honnête envers tes lecteurs 🙂
    Si tu as des partenariats, tu le mérites, tu travailles dur et c’est une jolie récompense!

    Partenariat ou non, c’est toujours un exercice difficile de faire une critique objective 😉
    Lire tous ses SP, ça devient presque un boulot; il est important de sélectionner ses collaborations pour qu’elles soient en adéquation avec tes envies.

    Je trouve ça normal de mentionner l’envoi d’un livre, ou de faire une chronique , c’est une façon de remercier la ME de te faire confiance mais aussi , ils s’attendent à connaître ton avis ;pour eux c’est un bon moyen de communication pour toucher un large public.

    Généralement je repère le partenariat quand je vois le même livre sur Instagram ou Youtube, quand ce n’est pas clairement indiqué , ça me dérange et j’ai l’impression qu’on nous prend pour des idiots 😀
    J’avoue que le  » buzz » autour d’un livre que je vois partout, ça me donne moins envie de le lire,alors qu’il m’intéressait au début ( je ne sais pas si je suis claire?).

    Je suis totalement novice pour cet aspect de partenariats, rémunérations…Il est intéressant de connaître les coulisses.

  15. Ton article et ta façon de penser sont très intéressants, et je te rejoins dessus. Je ne reçois pas de rémunération autre que des services presse, que je considère plutôt comme des avantages en nature, en échange d’une contrepartie. Je pense que c’est une forme de respect envers les lecteurs mais également, envers les personnes qui nous envoient le livre, de le noter clairement. Il n’y a pas de honte à avoir pour moi: il y a un avantage pour chaque partie. Et avouons-le, blogueur ou youtuber, c’est du boulot…

    J’avoue que c’est plutôt la forme de l’annonce, comme tu l’as évoqué avec YT, que j’ai du mal à mettre en place dans mes chroniques. Je pense utiliser un « logo » pour que ce soit plus visible, et le mettre dans mon en-tête: ceux qui ne veulent pas, ne sont pas obligé de lire la suite, comme ça. Concernant les réseaux sociaux, ça me paraît normal de mentionner que la réception est un service presse… Et il est difficile de mentir dans ces cas-là, de toute façon. Et puis, au bout le 5 services de presse, les abonnés ont bien compris si tu es sincère quand tu les chroniques, ou pas.

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