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Prix audiolib #4 : Le dernier des nôtres, Désorientale et Born to run

Voilà ! C’est l’heure de vous présenter mes trois dernières écoutes (et aussi les plus longues, avec des audios allant de 11 à presque 20 heures !) et de vous faire le bilan général de cette sélection du Prix Audiolib 2017. J’ai vraiment apprécié y participer. Cela m’a permis de découvrir des œuvres vers lesquelles je ne serais probablement jamais allée. Du coup c’est quand même avec le cœur lourd (voui, c’est fini mais qui sait, peut-être à l’année prochaine) que je vous présente mes chroniques clôturant cette édition 2017.

Prix Audiolib 2017 - Le dernier des nôtres d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre, lu par Rémi Bichet / Désorientale de Négar Djavadi, lu par Lila Tamazit / Born to run de Bruce Springsteen, lu par Jacques Frantz

 

Born to run de Bruce Springsteen, lu par Jacques Frantz

Au cours des sept années écoulées, Bruce Springsteen s’est, en secret, consacré à l’écriture de l’histoire de sa vie, apportant à ces pages l’honnêteté, l’humour et l’originalité qu’on retrouve dans ses chansons. Avec une sincérité désarmante, il raconte aussi pour la première fois les luttes personnelles qui ont inspiré le meilleur de son œuvre et nous montre que la chanson Born to Run révèle bien plus que ce qu’on croyait. Born to Run sera une révélation pour quiconque apprécie Bruce Springsteen, mais c’est bien plus que le témoignage d’une rock star légendaire.

Outch ! Un audio de 19 h 21. Et qui plus est, un audio autobiographique. Ça peut être génial quand la personne en question nous intéresse, mais je dois avouer que Bruce Springsteen ne m’inspire pas grand intérêt. Mais bon, quelqu’un qui est surnommé Le Boss doit avoir pas mal de choses à raconter, donc je me suis quand même lancée dans cet audio avec beaucoup de curiosité.

Je suis allée jusqu’au bout mais je dois avouer que je suis assez partagée. Jacques Frantz est très agréable à écouter (vous pouvez le retrouver sur les audio de Virginie Despentes et Fred Vargas). Je crois, je ne suis pas sûre, que je n’ai pas été une grande fan du texte. Springsteen à un incroyable parcours professionnel mais ce qui m’a le plus touché derrière cette icone musicale, c’est tout ce qui touche à sa vie privée, particulièrement son combat contre la dépression avec une thérapie durera 25 ans. C’est très touchant car plein de franchise. Mais l’ensemble est vraiment trop long pour moi. Un problème que je n’aurais peut-être pas rencontré sur une version papier.

 

Désorientale de Négar Djavadi, lu par Lila Tamazit

Née à Téhéran, exilée à Paris depuis ses dix ans, Kimiâ a toujours essayé de tenir à distance son pays, sa culture, sa famille. Mais les djinns échappés du passé la rattrapent pour faire défiler l’étourdissant diaporama de l’histoire des Sadr sur trois générations: les tribulations des ancêtres, une décennie de révolution politique, les chemins de traverse de l’adolescence, l’ivresse du rock, le sourire voyou d’une bassiste blonde…
Une fresque flamboyante sur la mémoire et l’identité; un grand roman sur l’Iran d’hier et la France d’aujourd’hui.

J’ai eu beaucoup de mal à suivre avec cet audio dont l’histoire s’étale sur plusieurs générations et cela, avec de nombreux flashback. Ce récit non linéaire est intéressant mais il m’a trop souvent fait perdre le fil de l’histoire. Cependant, il y a un très joli travail fait tout autours de l’audio, une ambiance sonore, qui apporte beaucoup. La lectrice, Lila Tamazit a une très jolie voix qui m’a transporté et fait voyagé. Malheureusement, ces belles qualités ne m‘ont pas fait apprécier plus que cela cette histoire familiale. J’ai souvent décochée, perdue dans sa complexité et ses trop nombreux personnages. Sa durée, 11 heures, n’aide pas non plus. Par contre, l’entretien avec l’auteure à la fin est vraiment intéressant.

 

Le dernier des nôtres d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre, lu par Rémi Bichet

« La première chose que je vis d’elle fut sa cheville, délicate, nerveuse, qu’enserrait la bride d’une sandale bleue… »
Manhattan, 1969 : un homme rencontre une femme.
Dresde, 1945 : sous un déluge de bombes, une mère agonise en accouchant d’un petit garçon.
Avec puissance et émotion, Adélaïde de Clermont-Tonnerre nous fait traverser ces continents et ces époques que tout oppose : des montagnes autrichiennes au désert de Los Alamos, des plaines glacées de Pologne aux fêtes new-yorkaises, de la tragédie d’un monde finissant à l’énergie d’un monde naissant… Deux frères ennemis, deux femmes liées par une amitié indéfectible, deux jeunes gens emportés par un amour impossible sont les héros de ce roman tendu comme une tragédie, haletant comme une saga.

Voilà un audio que j’étais très pressée de découvrir. J’étais d’ailleurs à deux doigts de m’acheter le livre après son sacre au Grand prix du roman de l’Académie française. Alors autant vous dire que ses presque 12 heures de durée ne me faisait pas du tout peur. Et que j’ai aimé mon écoute ! Ces deux récits à priori sans rapport mais qui vont se retrouver liés par un même personnage. J’ai été captivée par cette histoire passionnante, très bien construite, écoutant les chapitres les uns après les autres sans réussir à m’arrêter.

Un gros coup de cœur également pour son lecteur, Remi Bichet. J’ai trouvé ça très drôle car au début je n’arrivais pas à me souvenir où j’avais bien pu entendre cette voix. Il s’avère que Remi Bichet est la voix française de Jake Gyllenhaal, Martin Freeman ou encore Josh Hartnett. Tout s’explique !
Encore une fois, l’entretien avec l’auteure à la fin est plein d’informations. Un bonus vraiment non négligeable dans les audios que j’aimerais retrouver plus souvent.

 

 

 

Mon classement 2017 du Prix Audiolib

Et donc, et donc, maintenant que l’écoute de la sélection 2017 du Prix Audiolib est terminée, quel est mon classement ? Je dois avouer que mon top 3 a été extrêmement simple. Les autres, c’est une autre histoire. J’ai été partagée avec des titres à égalité : fallait-il que je privilégie le travail sur l’audio et son lecteur ou la qualité de l’histoire et donc son auteur ? J’ai essayé de faire un mélange des deux. Pas toujours simple. Il n’y a que les trois derniers qui ont finalement été assez logiques pour moi. Voici donc mon petit classement que j’ai hâte de comparer avec mes 14 autres camarades du jury :

  1. The Girls d’Emma CLINE, lu par Rachel Arditi.
  2. Voici venir les rêveurs d’Imbolo MBUE, lu par Julien Chatelet.
  3. Le dernier des nôtres d’Adélaïde de CLERMONT-TONNERRE, lu par Rémi Bichet
  4. Opération Napoléon d’Arnaldur INDRIDASON, lu par Thierry Janssen.
  5. Ma part de Gaulois de Magyd CHERFI, lu par l’auteur.
  6. Born to run de Bruce SPRINGSTEEN, lu par Jacques Frantz.
  7. Trois jours et une vie de Pierre LEMAITRE, lu par Philippe Torreton
  8. Désorientale de Négar DJAVADI, lu par Lila Tamazit.
  9. Jeux de Miroirs d’E.O. CHIROVICI, lu par Vincent Schmitt.
  10. Petit pays de Gaël FAYE, lu par l’auteur

         
D’ailleurs, n’hésitez pas à retrouver des avis différents sur tous les audios de Prix Audiolib 2017 sur leurs blogs !

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Un p'tit mot doux

  1. Mes échappées livresques

    Même ressenti que toi pour Désorientale découvert en audio aussi. Trop confus au niveau des personnages même si la plume est agréable et j’ai apprécié également l’entretien final 😉

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