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[Critique mini-série TV] Bag of Bones

Bag of bones est la mini-série évènement de cette fin d’année diffusée sur la chaîne américaine A&E. Un casting de rêve (Pierce Brosnan, Melissa George, Annabeth Gish, Anika Noni Rose…) accompagne cette adaptation du best-seller éponyme de Stephen King. Ces quelques lignes ont de quoi faire rêver, mais qu’en est-il vraiment ?
[Mon avis va exclusivement se baser sur la mini-série car je n’ai pas lu le livre dont il est question dans cette adaptation.  D’après les opinions que j’ai pu recueillir, le roman est énormément apprécié des amateurs de l’écrivain. ]  

J’ai de mon côté déjà vu de nombreuse adaptations de Stephen King dont j’ai également lu les livres, le résultat étant souvent agréable. Je citerai pour vous convaincre : Carrie (Brian de Palma), Shinning (Stanley Kubrick), Creepshow (George A. Romero), Christine (John Carpenter)… Bref, quand des maîtres adaptent le maître, le résultat ne peut-être qu’à la hauteur ! En contrepartie, il y a également (et malheureusement) tout un lot d’adaptations discounts, toutes aussi décevantes que transparentes (Children of the Corn ou encore Peur bleue). Par moment les mots sont préférables aux images : l’imagination est reine dans un livre, et c’est souvent mieux comme ça.
Dans un tel contexte contradictoire, j’eus réaliser quelques recherches. Bag of Bones est donc réalisé par Mick Garris. Il faut savoir que le Monsieur est quelque peu spécialisé dans le Stephen King puisse qu’il a déjà œuvré sur Le fléau, Shinning (la suite !), Désolation, et autres. Je ne les ai pas vu, mais si son nom revient régulièrement c’est que l’homme doit posséder un certain talent (ou un cachet peu élevé). Alors je me dis : « pourquoi pas ?». C’est décidé, je me mets en conditions (dans le noir et seule) et lance Bag of Bones.

L’histoire :

Mike Noonan, un auteur de romans à succès, souffre du syndrome de la page blanche depuis la mort brutale de sa femme Jo. Il décide de se réfugier dans sa maison de campagne dans le Maine en faisant patienter son éditeur avec un roman écrit 15 ans plus tôt. Dès son arrivée, il se retrouve confronté à d’étranges phénomènes accompagnés d’horribles cauchemars… Et sa rencontre avec Mattie Devore et sa jeune fille Kyra n’ont pas l’air d’arranger la situation…

Alors cette histoire ! Les fondations de Bag of bones sont très bonnes, forcement nous parlons d’un Stephen King quand même. Mon premier ressenti fut une impression de déjà vu, mais dans le bon sens. La patte King est belle et bien là. Nous y reconnaissons de nombreux aspects typiques à son écriture : la maison de campagne, le lac, la forêt et surtout l’écrivain solitaire. De quoi nous rappeler entre autres Fenêtre secrète.

Bag of bones (Sac d’os en VF) est une mini-série lente… Et c’est tant mieux, car si la mise en situation est ultra rapide, ce n’est que pour mieux mettre en place les éléments importants qui suivent. Le premier d’entre eux : le personnage principal, Mike Noonan, incarné par Pierce Brosnan. Son traitement est parfait, tout en longueur et donc en crédibilité. Le réalisateur prend le temps de nous présenter Noonan et de nous montrer son évolution.  Son personnage passe par une multitude de phases : deuil, colère, alcoolisme, reconstruction, incompréhension … Nous nous imprégnions de lui pour mieux le comprendre. Car finalement Bag of bones nous parle des peurs de cet homme. Sa peur du réel et celle du surnaturel. En les dépassants, il va chercher à se reconstruire, ce qui l’amènera à (re)découvrir son propre passé et celui de Dark Score Lake.
Malheureusement, nous ne pouvons pas en dire autant des personnages secondaires. Certains sont bâclés et l’évolution des relations (principalement Noonan/Mattie) sont parfois dures à comprendre et à croire. Cependant, mention spéciale à William Schallert/Max Devore et Deborah Grover/Rogette qui sont horriblement terrifiants et à la jeune et craquante Caitlin Carmichael/Kyra .

Bag of bones_William Schallert et Deborah Grover Caitlin Carmichael et Melissa George
William Schallert et Deborah Grover / Caitlin Carmichael et Melissa George

Second élément primordial mis en place grâce à la lenteur de Bag of bones, c’est évidemment l’atmosphère qui y règne. Il est vrai qu’en génral Stephen King est synonyme d’horreur… Et nous pourrions facilement nous en convaincre en voyant la bande annonce du programme. Mais ici, ce n’est pas ça (quoi que les maquillages sont bien cracras). Je trouve que nous sommes plus dans une mini-série suspense avec une pointe de surnaturel. L’angoisse est bien là, et elle monte tout doucement. Tout comme Noonan nous nous interrogeons : est ce réel ? Est-ce parce qu’il a trop bu ? Est-il encore sous le choc de la mort de sa femme ? Le bizarre entoure cette histoire. Et une fois que nous avons la réponse, nous l’avons, point final. Pas de Cliffhanger ou de scène post générique. Après, il est vrai que la réalisation ne joue pas dans la finesse et que Bag of bones possède quelques faiblesses qui alourdissent l’ensemble. Nous pouvons y rajouter un montage bourré d’effets superficiels et inutiles ainsi qu’une musique beaucoup trop présente, voir dérangeante. Quelle horreur ! Résultat, elle plombe le jeu d’acteur (pourtant si bon) et fait pencher le programme dans de la série B. Je ne parle pas des morceaux chantés par Anika Noni Rose alias Sara Tidwell qui sont une petite merveille et pimentent l’action.

Étant fan de Pierce Brosnan, il est vrai, j’étais conquise d’avance à 50% , Stephen King rajoutant les 50 autres manquants. Mais bon, soyons francs, Bag of Bones est une mini-série qui ne marquera pas l’histoire de la télévision et encore moins celle des adaptations de Stephen King. Si vous souhaitez frissonner, je vous conseille plus de sortir  à la rencontre de l’hiver que de regarder ce programme. Nous passons quand même un agréable moment, le suspense et Pierce Brosnan sauvant l’ensemble. En conclusion, Bag of bones accompagnera vos soirées au coin du feu à la perfection. Et visiblement beaucoup l’on déjà fait : la mini-série, sur ses deux soirées de diffusion, a rassemblé en moyenne 3 millions de téléspectateurs américains. Pas mal pour une chaîne comme A&E.

Stephen King Bag of bones mini-série TVVoilà, je ne sais pas si je vous ai donné envie de voir Bag of bones ou pas. Quoi qu’il en soit, vous pouvez vous faire votre propre avis, la chaîne A&E met à disposition la mini-série (deux épisodes d’1heure 20 chacun) sur son site internet. Profitez-en ! À noter que ce site offre également plein d’informations intéressantes comme les coulisses du tournage, la lecture d’un extrait du livre de Stephen King ou encore l’écoute des magnifiques morceaux chantés par Anika Noni Rose/Sara Tidwell. Je vous conseille également le site annexe Dark Score stories. Bref, un très beau dispositif promotionnel et post-visionnage. De même, si vous voulez en savoir plus sur Stephen King, rendez-vous sur le site Club-Stephenking : une véritable mine d’or sur l’auteur.

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Céline Online ne peux terminer cet article sans vous toucher deux petits mots de sa petite préférence made in Stephen King…  Ça ! Brrrr rien que d’y repenser… Cette mini-série ma profondément traumatisée et est probablement responsable de la coulrophobie (oui, oui, c’est le terme exact pour parler de la phobie des clowns) de nombreuses personnes de ma génération. Mais qu’est ce que c’était bien quand même !

Céline Online_Clown_ça de Stephen King
Joyeux Noël !!


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