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Petit bilan de mes deux premiers mois au Canada (Moncton, Nouveau-Brunswick)

Petit bilan de mes deux premiers mois au Canada, à Moncton

2 mois ! J’ai l’impression qu’hier je notais sur un post-it « écrire l’article bilan du premier mois ». Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’en est passé des choses en 61 jours. Je ne sais pas trop par où commencer alors je crois que la meilleure manière c’est de se lancer et de voir ce que ça donne sinon, si je réfléchi trop, ça va se transformer en bilan de la première année.

La première chose à vous dire et surement la plus importante : nous ne regrettons pas une seule seconde notre choix (et les 30 kilos de paperasse administrative que cela implique). Nous sommes très heureux et même si tout n’est pas encore en place et que l’adaptation prend évidemment du temps, nous ne ferions marche arrière pour rien au monde.

Donc nous voilà à Moncton (Nouveau-Brunswick) avec une enfant de 6 ans dans la valise (oui, c’est moins cher que de payer un billet d’avion ^^).

Il était une fois un 10 août 2018

Commençons par le commencement.

Petit bilan de mes deux premiers mois au Canada (Moncton, Nouveau-Brunswick) _ Arrivée immigrationNous sommes arrivés un 10 août et avions prévu 10 jours de Airbnb. Yep, on est des oufs nous. Le pari était risqué mais nous sommes rentrés dans notre location le 20 août. Soulagement ultime. Achat de voiture réalisée dans la foulée, le 24, pour éviter de prolonger trop longtemps la location coûteuse du véhicule. Après, malheureusement, il faut faire les démarches administratives dans un certain sens ce qui ne laisse pas trop le choix niveau timing (mais ça, je vous ferais un article « to do » avant et après l’arrivée).

Pour vous dire à quel point tout s’est calé à la perfection, le samedi 22, nous partions à Halifax chercher nos cartons et acheter tous nos meubles à Ikea pour notre installation 24 heures après.
Pour ce qui est de la banque, nous avons profité du programme nouveaux arrivants de la BNC (Banque Nationale du Canada) donc nous avons pu avoir nos cartes de débit et de crédit très rapidement également. Hop internet, téléphone, électricité… en un claquement de doigt (et de grosse cautions ^^) ce fut réglé.
Nous avons choisi d’être en location pour commencer. Pour ne pas être embêtés, nous avons choisi une location mensuelle. L’appartement n’est pas le plus génial du monde mais cela nous laisse le temps de voir où nous souhaitons nous installer. Maintenant que nous savons, nous profiterons des vacances de Noël pour déménager (toujours sur Moncton du coup).

Tout commença à Moncton au Nouveau-Brunswick

Je ne vais pas vous mentir, je ne trouve pas Moncton belle. Elle ne possède pas de charme particulier. C’est une ville qui est en pleine croissance et dont les deux rues principales (la Main et la Saint Georges) sont à l’image de la pauvreté et la misère qui y règne. Tout le monde me dit que Dieppe est plus « sûre » et francophone mais je n’ai pas quitté la France pour me terrer de cette façon. Moncton, je l’aime bien. Il faut juste apprendre à la connaitre. J’adore son dynamisme, ses habitants, sa mixité, ses parcs, ses écoles, son ambiance… Moncton, je dirais que je m’y sens à ma place. (Et puis les plages à 20 minutes, oui, je kiff.)

L’emploi

L’emploi, c’est surement le sujet qui inquiète le plus. En tout cas pour moi. Je me revois me poser 15 milliards de questions dont surtout une qui me hantait au quotidien : et si notre niveau d’anglais ne suffisait pas ? J’ai été très vite rassurée (alors attention, que ça ne vous empêche pas de pratiquer votre anglais avant de partir, bien au contraire).

Je vais me concentrer sur la petite histoire de mon copain, aide-soignant en France.

Nous nous étions laissé un mois de « tranquillité » après notre arrivée. Nous voulions prendre le mois d’août pour nous et nos démarches. Faire visiter la région à notre fille. En gros, prendre le temps de s’acclimater en douceur. Et puis septembre arrive avec son salon pour l’emploi dédié à la santé.
Seb s’y rend et y dépose quatre CV. Il décrochait deux rendez-vous d’entretien le jour même et une semaine plus tard, tous les employeurs rencontrés l’avaient rappelé. Résultat, plusieurs propositions et un contrat de travail signé dans la foulée (avec évidemment vérification des références, du casier judiciaire et visites médicales).
Il travaille présentement dans une maison de repos pour aînés, principalement anglophone. Si vous êtes dans ce domaine de la santé, vous n’aurez aucun mal à trouver. La preuve, la pénurie est tellement forte que l’employeur à engagé mon copain qui possède un anglais très limité. Mais je trouve ça chouette aussi de lui laisser sa chance car de toute façon, ça reste la meilleure façon de l’apprendre. Pour ce qui est du salaire, il est de 19 $ 30 de l’heure (brut), payé par quinzaine.

Je suis travailleuse autonome donc c’est totalement différent pour moi.

L’école

O-M-G ! Popo a la chance d’être, et je pèse mes mots, avec la meilleure « Madame » qui puisse exister. Je l’adore. C’est simple, je voudrais qu’elle reste en première année jusqu’à sa majorité. Elle est à l’école Saint-Henri et se retrouve dans une classe flexible qui est la chose la plus chouette qui puisse être proposée aux enfants de cet âge. Ah oui, gros changement aussi, les classes sont à 19 enfants maximum, et là, sa classe est à 17 gamins.

Petit bilan de mes deux premiers mois au Canada (Moncton, Nouveau-Brunswick) Bus scolaire

Quand on me parle de bus scolaire, moi j’imagine de suite…

Alors grande question que peuvent se poser des parents français. Après avoir fait trois ans en maternelle, est-ce que son enfant ne va pas avoir trop d’avance et s’ennuyer ? C’est une question légitime sans pour autant prendre sa progéniture pour un surdoué.

Popo en quittant la maternelle savait déjà un peu écrire et lire alors oui évidemment elle va revoir beaucoup de choses. La madame souhaite ne pas traiter les enfants de façons différentes en fonction du niveau et j’accepte cette façon de faire. Je la comprends même. Du coup nous en profitons à la maison pour travailler sur d’autre chose. Mais j’aime la pédagogie de l’école. Il y a une grosse idée d’entraide, de partage mais surtout de respect et d’acceptation des différences.

La classe commence à 8 h 10 et se termine à 13 h 30 (12 h 30 le mercredi). Elle fonce en garderie après école l’après-midi. Pour le midi, le pli de la boîte à dîner se prend très vite. C’est quand même cool de pouvoir faire le repas de son enfant je trouve. En tout cas, sachez que vous pouvez aussi les faire manger à la cantine mais ils ne peuvent pas rentrer à la maison.

Popo s’est très vite adaptée. C’est fou ! Elle a fêté son anniversaire avec des copines de l’école et du cheerleading. Elle adore sa maîtresse, sa garderie, sa vie ici. Et c’est vraiment drôle de la voir prendre des expressions de la région, voir l’accent en si peu de temps se développer. Elle nous apprend l’histoire de l’Acadie, nous fait découvrir des artistes locaux. Bref, c’est génial !

Un conte de fée ?

Alors oui, de temps en temps il y a des coups de blues. C’est dur d’être seuls, dans le sens, de ne connaître personne. Nous sommes extrêmement impatient d’accueillir les proches qui voudront venir nous visiter. Je peux vous le dire, une immigration, ça soude ! Mes ami.e.s, ma famille me manquent, malgré internet, c’est compliqué. Nous nous sommes lancé un défi : nous faire inviter par des Canadiens avant la fin de l’année… J’ai l’impression que ce n’est pas gagné ^^ Les relations sociales sont très particulières. On nous a appris qu’ici, les gens fonctionnaient selon la technique – vérifiée – du sandwich : une mauvaise nouvelle qu’on va enrober de deux bonnes paroles. Des politiciens quoi ^^

Petit bilan de mes deux premiers mois au Canada (Moncton, Nouveau-Brunswick) BoulangerieJe vais passer pour un cliché mais tant pis : la nourriture française me manque à la folie ! Je n’ai jamais autant cuisiné franchouillard de ma vie que ces deux derniers mois : pot-au-feu, soupe à l’oignon, cannelés, mousse au chocolat, tarte aux pommes, quiche lorraine, gratin dauphinois… Et j’en passe et des meilleurs. Avant de partir, faites une cure de fromages et de saucissons… Vraiment !

D’ailleurs, préparez des plages de plusieurs heures pour les premières virées au supermarché. J’ai dû mettre 1 heure à trouver de la crème fraîche (crème sûre, avec les yaourts ou le beurre) la première fois et surement autant pour de la crème liquide (crème à fouetter, avec le lait qui ne se trouve qu’au rayon frais). Pour les légumes et la viande, nous nous sommes inscris à des paniers bio mais bon, ils ne vont que jusqu’à la fin du mois d’octobre. C’est là qu’on comprend l’intérêt de faire des conserves l’été. Ça sera pour l’année prochaine.

 

Voilà, hier nous avons eu des bourrasques de neige mais je ne trouve pas qu’il fasse froid. J’écris cet article les fenêtres ouvertes alors qu’il fait à peine 10 degrés dehors, et non, le chauffage n’est pas allumé. Nous profitons de l’automne et de ses magnifiques (vraiment incroyables) paysage. Popo compte les jours jusqu’à Halloween. Ici, les choses vont commencer à prendre leur petite routine. Nous allons vivre notre premier hiver. Ce qui signifie aussi notre premier Noël sans famille. Nous découvrons le chiac et c’est en train de devenir une vraie passion pour moi. Je veux absolument tester le curling et le patin à glace car je n’en ai jamais fait (oui, on va rire). Nous sommes beaucoup plus détendus. Nous prenons la vie au jour le jour et nous verrons ce qu’elle nous réserve. En tout cas, pour le moment, elle a été plutôt chouette avec nous 🙂

 

Pour découvrir un peu plus en live ce que ça donne, n’hésitez pas à me suivre
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Comments (3):

  1. Famille K

    21 octobre 2018 at 9 h 50 min

    Merci pour ce chouette retour ! Nous visons une arrivée sur Moncton pour l’été 2019 avec un petit gars qui fera, comme Popo, son entrée en première ! Mêmes questions de niveau du coup… ;o) Comment s’est fait le choix de l’école ? En avez-vous visité plusieurs ?
    Belle continuation !

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    • celineonline

      21 octobre 2018 at 14 h 17 min

      Coucou 🙂 On a visité des écoles plus plus pour voir comment cela était dedans et comprendre le système. Pour tout te dire, nous n’avions visité qu’une école francophone et anglophone à Bathurst pendant notre voyage exploratoire… Et nous sommes à Moncton aujourd’hui ^^
      Ici (comme en France, si tu es en France) l’école est zonée, donc elle est attribuée en fonction de ton adresse. Si tu ne prends pas cette école (il suffit de demander une dérogation mais il faut qu’elle soit justifiée pour être acceptée), tu ne pourras pas avoir le transport scolaire pour l’aller et le retour.
      Alors après tu peux aussi prendre le sujet dans l’autre sens : choisir votre lieu de vie en fonction de l’école, mais très sincèrement, toutes les écoles se valent. Elles sont toutes très bien, il ne faut pas s’en faire. Et puis, en tout cas Popo, aime tellement prendre le bus !
      Tu as un site (si tu choisis l’école française) pour savoir quelle école te sera attribuée : https://bp.nbed.nb.ca/dsfs/Eligibility.aspx?Page=Transportation Il est possible de créer des arrêts si il n’y en a pas à moins de 500 ou 700 mètres je ne sais plus de chez toi. Nous, c’est ce qui a été fait. Nous n’avions pas d’arrêt à moins d’1km5 !!
      Aussi, si tu es à moins de x mètres de l’école, tu devras juste y aller à pied, pas de bus. Mais bon, normal ^^

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      • La famille K

        23 octobre 2018 at 20 h 44 min

        Merci beaucoup pour ces précisions! Nous venons de Belgique où le choix de l’ecole ne dépend pas d’une zone. Nous avons eu l’occasion de découvrir une école dans la péninsule, mais pas à Moncton. Du coup, on suit les différentes pages des écoles pour voir un peu les différents projets qui les animent.
        Avez-vous trouvé facilement une location au mois?

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